Venez au vernissage, jeudi le 31 mars à partir de 18hoo.

Nos photos, nos anecdotes, nos bonnes adresses, nos échantillons, nos recettes de cuisine !
Mardi 22 de 5 à 7.
À bientôt !

Dernière étape sur notre parcours, Le Kérala.
6 jours qui ont un gout de vacances, du temps pour observer la vie quotidienne et rayonner autour de notre point d’attache : Au bord de l’eau, la maison de Sherly qui nous accueille et nous aide à organiser notre séjour dans la région.
Marché aux poissons, repasseur ambulant, voisines qui viennent échanger des nouvelles. Les petits bazars et boutiques de Kochi, les carrelets chinois, ces grands filets de pêche retenus par un contrepoids en pierre, qui se déploient dans le soleil couchant. Balades dans les backwaters en barque, d’où on voit les femmes faire la lessive ou repiquer le riz, les hommes se baigner ou conduire les bateaux, tout un monde qui circule sur de petits chemins aménagés le long de ce réseau aquatique qui court parallèlement à la cote.
Une longue journée en autobus pour découvrir Munnar, nichée à 2000m d’altitude au milieu de plantations de thé. Tout au long de la route, des champs d’ananas, de bananes, d’hévéas. A Munnar, nous visitons Aranya natural, une entreprise soutenue par Tata Tea Corporation, pour fournir un travail à des personnes handicapées : des belles pièces textiles, teintes avec des colorants naturels et ornés de motifs réalisés avec des réserves, et du papier, fait à partir de fibre d’ananas et de banane, de bouse d’éléphant, de résidus de l’industrie du thé.
Et voila, on rentre à la maison !
Ce fut un très beau voyage, a la découverte d’un pays dynamique, vibrant, inspirant, émaillé de rencontres avec des gens particulièrement attachants !!!
Nous vous invitons à venir assister à la présentation complète que nous ferons dans quelques semaines au CRDITM : photos, explications, échantillons textiles, dégustation, bonnes adresses… date à preciser.
Pour nous avoir aidées à concrétiser ce beau projet, merci à nos commanditaires : CRDITM, Télio, l’AGECVM, Les Parents Partenaires et la Fondation du Cegep du Vieux Montréal, Un gros merci également à tous nos amis et connaissances qui nous ont soutenu.












Dans la tradition du temps des Fêtes, le Centre vous invite à sa vente
de Noël du 9 au 18 décembre 2010.
Cette année en plus des vêtements et des accessoires mode et de
décoration, vous trouverez des métrages et coupons exclusifs.
De plus, vous aurez la possibilité de faire imprimer, sur place, T-shirt
et tablier sur lesquels par la suite vous pourrez y ajouter votre touche
personnelle par l'application directe de colorants.
Propagez la bonne nouvelle et au plaisir de vous y rencontrer.
(cliquez pour voir dans un plus grand format)

L’exposition « La relève se relève » au MCTQ est prolongée jusqu’au 15 janvier. Mélanie Morin, qui y expose plusieurs pièces sur le thème du soulier, répond à nos questions au sujet des colorants naturels :
-Au CRDITM, les étudiants apprennent à travailler avec divers colorants de synthèses, adaptés tant aux textiles naturels qu’artificiels. Les œuvres que tu exposes actuellement au MCTQ arborent des couleurs profondes obtenues avec des colorants naturels. Qu’est ce que les colorants naturels ?
-C’est la matière tinctoriale contenue dans les végétaux, les sels minéraux et dans certains insectes ou mollusques, que nous utilisons pour colorer nos fibres.
-Quels sont les colorants naturels que tu as utilisés pour réaliser le livre textile « Mes premiers pas « ?
-J’ai utilisé un mélange de végétaux et de sels minéraux ; de la garance, du bois de santal et de campêche ainsi que de l’alun et du sulfate de fer. J’ai travaillé ceux-ci seuls et en les mixant entre eux pour maximiser les teintes que je pouvais obtenir avec un minimum de matières premières. J’ai aussi travaillé avec des transferts d’objets rouillés.
-Comment fais tu pour imprimer des dessins ou des motifs avec des colorants naturels ?
-Pour certains motifs, j’ai travaillé avec de la cire de soya dans laquelle j’ai gravé mes dessins et coloré ces incrustations d’un mélange liquide de sulfate de fer et de tannins.
J’ai aussi utilisé des bases d’impression de synthèse comme de la base gonflante et du GD-200.
Il y a certains tissus qui sont issus de la récupération, donc que je n’ai pas teints mais réutilisés.
-Ces colorants sont-ils vraiment moins polluants que les colorants de synthèse ?
Il est difficile de répondre à cette question, trop de facteurs entrent en jeu. On doit tenir compte de la façon dont ceux-ci sont produits ou fabriqués, du transport, de la quantité qui est utilisée et du type de colorants de synthèse. Parmi ces derniers, certains sont moins polluants que d’autres. Il faut voir également l’usage que nous en faisons et comment nous disposons de nos surplus. Il y a aussi des sels minéraux et des plantes qui peuvent être très nocives.
-Les colorants naturels ont-ils encore leur place dans l’industrie textile actuelle ?
-Je ne crois pas qu’on puisse faire de la production avec les colorants naturels. C’est un procédé plutôt long. On doit souvent faire macérer, bouillir ou préparer nos tissus avant la teinture. Il faut aussi se questionner sur l’impact qu’aurait le retour des colorants naturels dans l’industrie. Il faut cultiver les plantes, qui souvent ne donnent qu’une infime partie de colorant. Serait-il souhaitable d’utiliser le sol pour ces cultures compte tenu qu’il faut se nourrir avant tout.
-Pourquoi as-tu fait le choix des colorants naturels ?
-Les colorants naturels allaient bien dans ma démarche pour le livre. Je me questionnais sur la trace qu’on laisse derrière nous. Et il allait de soi que j’en laisse le moins possible derrière moi.
-Plusieurs de tes œuvres sont faites de végétaux cousus ensembles, et mis en volume. Comment fais-tu pour coudre des feuilles mortes à la machine sans les déchirer ?
-C’est très mystérieux, je me demande aussi comment j’ai réussi ça. Je crois qu’elles se montrent plus fragiles qu’elles le sont en réalité.
-Où peut-on apprendre à utiliser les colorants naturels ?
-Pour ma part, j’ai regardé quelques livres sur le sujet et fait de nombreuses expériences.
Merci Mélanie.